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<ANAÏD-2> IMPULSE

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Années : 10 ans depuis sa mise en service.
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Propriétaire : Autrefois les St-Pierre. Il essaye encore de se faire récupérer, mais ses tentatives ne font qu'échouer lamentablement.
Particularités : Produit en 32, cela fait déjà quelques années que ses circuits ne sont plus au top de la robotique || Autrefois fleuron de la technologie en matière de programme Chiron, il doit aujourd'hui accumuler les patchs souvent obtenus illégalement pour continuer de fonctionner || Déviant terrifié par sa propre anomalie il s'accroche aux Lois de la robotique et cherche à rester un brave petit androïde à tout prix || Loin, scellé dans la mémoire non volatile réinscriptible de son microprocesseur principal, son premier propriétaire lui a implanté certaines informations. Il ne les a jamais traité, il les garde simplement, parce que c'est ce qu'on lui a demandé.
Rang social : Ancienne machine à la mode il est maintenant le vestige risible d'une ancienne technologie. Il ne peut avoir de rang social quand la société elle-même ne fait pas attention à son existence.
Statut marital : Il n'a jamais été programmé pour ce genre d'action, il s'est uniquement attaché à ses propriétaires.
Résidence : Exclu du quartier où il travaillait depuis toujours, il partage maintenant un foyer avec Wanda dans l'Underground District.
Activité : Ancien précepteur pour un enfant Dharma, il a été mis à la retraite sans préavis à la mort de son acheteur originel. Depuis, ses circuits stagnent et attendent le jour où les processeurs principaux cesseront définitivement de fonctionner.
Avis politique : Il veut simplement retrouver ses anciens propriétaires et leur prouver qu'il peut encore être utile. La politique peut-être qu'il y pense, mais il le cache. La déviance, peut-être qu'il en est atteint, mais il ne veut pas. Un avis ? Non, par pitié, ce n'est pas pour lui.
Objets bonus : • Taser (pour se protéger, évidemment...)
Relations tissées : • Wanda (++) || Sauveuse providentielle.
• Anatole (+++ ? --- ?) || Ancien maître. Veut retourner à son service ? Ou bien <données_corrompues>
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MessageSujet: <ANAÏD-2> IMPULSE Sam 29 Sep - 19:43

IMPULSE
20 septembre 2042 | devant chez Wanda Wolfe

Jam ne veut pas quitter l’appartement. Denaïd était collé à une des fenêtres, quand le problème éclata. L’androïde, il ne voulait pas bouger. Il voulait pas y aller. Il voulait rester là. Il s’était glissé dans une autre pièce, pour ne pas donner l’impression à Wanda qu’il espionnait mais malgré les murs ses capteurs percevaient parfaitement la conversation.
Il avait fini par le deviner, que Jam était au maî- à St-Pierre. Wanda avait été trop mystérieuse pour ne pas être suspecte. Cette information, il aurait voulu pouvoir en faire quelque chose, mais ses tentatives plus ou moins subtiles de grapiller un face à face avec le nouveau PDG de St-Pierre s’étaient toujours soldées par un échec. Il avait finit par comprendre qu’il ne s’agissait pas de demander, mais de se débrouiller pour l’obtenir, sans autorisation au préalable, son face à face.
Ça le sciait, de penser que Jam, qui visiblement pouvait passer la journée dans l’Eden, avec cette famille-là, préférait rester ici. Denaïd voudrait pouvoir prendre sa place, mais la supercherie ne fonctionnerait pas une seconde. Bien. Bien.
Il écoute la conversation téléphonique, sans faire le moindre bruit. T’as qu’à venir. Elle parle à Anatole, elle le sait. Et elle lui dit de venir. Et il comprend que c’est en effet ce qu’il va faire.
Anatole. Va. Venir. Ici.
Il reste un moment immobile, le temps d’encaisser le choc.
Puis Wanda vient le trouver, et se débrouille pour lui demander de sortir. Lui demande d’aller acheter de l’eau, d’aller chercher de l’essence. Elle trouve une excuse bidon, qu’il ne relève pas. Confronter Wanda était inutile.
Et il ne voulait pas blesser Wanda.
Il avait l’impression qu’elle n’aimait pas, quand il parlait des St-Pierre. Que ça la rendait triste, ou énervée ou bien… Il ne savait pas. C’était compliqué, parfois un humain.
Il ne voulait pas la mettre dans la merde.
Alors il acquiesça et s’en alla.

Il ne partit pas bien loin, se plaça dans la rue, juste à côté du hangar qu’occupait Wanda. Et après à peine cinq minutes d’attente, une voiture vint se garer, devant l’entrée principale. Une voiture St-Pierre. Denaïd en voulait à ses propres circuits de lui repasser automatiquement les caractéristiques de la bagnole, ce qu’elle valait, sa date de sortie, ses chiffres de vente, les headlines des journaux à son propos, les différents spots publicitaires.
C’est que ça le fit presque rater la fine silhouette d’Anatole qui s’extirpa de l’engin pour se précipiter vers l’appartement.
Il ne rata cependant pas la mine du Mars qui sortit à son tour de la voiture, pour se poster devant la portière, les bras croisés, visiblement en train de monter la garde. Merde. Ça c’était embêtant. Il ne doutait pas que ce collègue-là ne le laisserait pas avoir une petite conversation tranquille avec Anatole.
Soit. Il passerait par la porte de derrière.
Il contourna le hangar, entra par la petite porte du fond au rez-de-chaussé avant de se poster en bas des escaliers.
Et il attendit.

Il n’avait aucune idée de ce qu’il devait dire.
De ce qu’il voulait.
De ce qui pouvait bien se passer.
Il espérait, naïvement — il s’en rendait bien compte — qu’Anatole lui accorde une grâce. Avec son air agacé, sa voix chuintante. C’est bon, lui dirait-il. Tu as assez attendu, tu peux rentrer maintenant, on t’attend.
Il espérait, étrangement,que même si on lui refusait de rentrer, qu’on s’excuse.
Il espérait pouvoir…
Pouvoir…
Le concept de vengeance n’était pas quelque chose que Denaïd avait découvert. Cela ne saurait tarder, toutefois.

Ses doigts plongent dans les poches de son pantalon de civil, qu’il portait depuis qu’il était sorti de la casse. Il y trouve l’argent que lui a filé Wanda. De l’argent qu’il avait volé, dans la rue, et qu’il lui restait de son récent achat.
Sous le fric, enfoncé dans la poche profonde, il y avait le taser.
Juste une protection. Juste une protection. Juste une protection.

Il a l’impression que sa pompe s’emballe. C’est la merde, quand ça fait ça. Ça perturbe ses capteurs. Il entend plus ses propres mécanismes que l’extérieur et confond presque le bruit de la porte qui s’ouvrait, à l’étage, avec le battement sourd au creux de sa fausse poitrine.
Il se redresse un peu pourtant.
La porte se referme, et Anatole descend les escaliers. Jam est avec lui. Ce qu’on lui a dit, ce qu’on lui a fait, pour qu’il change d’avis, Denaïd ne veut pas le savoir.
Il se dit qu’il y va maintenant.
Encore une marche.
Maintenant.
Le laisser encore descendre une marche.
Maintenant.
Merde.
Anatole est presqu’en bas de l’escalier quand finalement Denaïd se découvre des couilles pourtant absentes de son programme. Quand finalement l’androïde défectueux sort de l’ombre, de derrière le palier pour venir en bas de l’escalier.
Il monte simplement une marche, silencieux d’abord.

Il ne peut pas avoir l’air effrayant, comme ça, Denaïd. Il ne pense pas, en tout cas, faire peur. Surtout pas à Anatole. Il monte encore une marche, avant de penser à parler.
« Monsieur St-Pierre… » L’appellation du père était maintenant celle du fils, c’était ce qui devait être. Avant de continuer il lance un regard en coin à Jam. Il aimerait pouvoir lui dire de remonter. D’aller retrouver encore un peu Wanda. Mais il ne pouvait pas donner d’ordre à Jam, et surtout il ne voulait pas exposer Wanda. « J’ai vu votre voiture, je me suis permis de… » Une phrase à peine terminée, simplement pour expliquer sa présence. « Je voudrais vous parler. » Il s’appliquer à cligner des yeux, à respirer naturellement, malgré sa pompe qui battait, battait, battait bien trop vite. Ça lui niquait son fuel, ça. C’était pas normal ça. Il cache d’un geste de ses longs doigts sa LED qui tourne, tourne. « Je vais mieux. Je peux de nouveau vous servir. » Puis, rapidement. « Reprenez-moi. »
C’était la première fois qu’il donnait un tel ordre, sur ce ton là.
Qu’il essaye de rattraper.
« Je vous en prie. »

▌│█║▌║▌║▌│█║▌║▌║▌

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Rang social : RICHISSIME DHARMA. Parce que les voitures St-Pierre sont les meilleures sur le marché, parce que son père est mort trop jeune et qu'il est devenu PDG encore plus jeune.
Statut marital : FIANCÉ parait-il, semble-t-il, marmonne-t-il avec un sourire tordu. Il oublie, parfois. Il pense à un autre.
Résidence : Après avoir viré la belle-famille, il ne reste plus que lui dans sa villa de l'EAST SIDE. Lui, ses bagnoles, et puis ses androïdes.
Activité : Il n'a pas d'activité puisqu'il est son métier. Il est le propriétaire des voitures St-Pierre. Il les gère, il les nomme, il y travaille, parfois, rarement. Le travail, c'est pour les autres.
Avis politique : Incompétents de Reed qui ne savent pas foirer un code sans accuser une pseudo-déviance maléfique. Qu'ils se ruinent à réparer leur merde et qu'on en parle plus.

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MessageSujet: Re: <ANAÏD-2> IMPULSE Mar 2 Oct - 16:36

IMPULSE
20 septembre 2042 | devant chez Wanda Wolfe

Anatole est en retard. Comme d’habitude. Sauf que cette fois-ci ça l’importe, c’est important, il faut qu’il rentre chez lui, qu’il se prépare, qu’il passe du temps avec Jam, surtout. Et derrière, une longue, très longue journée à préparer et surtout attendre sa rencontre avec Jamal Banks, le lendemain. Demain, demain, demain, c’est tout ce à quoi il pense. Même si, là, devant son androïde, il vaut mieux éviter.
Hors de question d’empirer son bug, son malaise, sa déviance, quel que soit le putain de problème dans ce pauvre grille-pain de merde. Il a pas besoin de ça, là, maintenant. En sortant de chez Wanda, Anatole tient soigneusement la main de la machine récalcitrante, comme pour la rassurer. Ou la retenir de s’enfuir. Même lui n’en sait trop rien, uniquement préoccupé par son besoin de l’avoir à ses côtés dans les heures qui vont suivre. Alors qu’ils descendent les escaliers menant à leur voiture, Anatole lui parle d’ailleurs, dans ce presque-minaudage qu’il a fini par apprendre au fil des années. Des quasi-mots doux auquel on lui répond au centuple avec des yeux…
… Jam a-t-il déjà eu un regard aussi intense ?
Ça lui rappellerait presque…

« Monsieur St-Pierre... » Denaïd. La voix surprend le PDG trop jeune qui, soudain, remarque ce qui les attend en bas de l’escalier. Denaïd. Ou… un sosie de Denaïd ? lls en faisaient encore, des Chiron comme ça ? N’étaient-ils pas tous à la casse ? Toujours est-il qu’Anatole s’arrête net. À sa décharge, il laisse même Jam une marche au dessus et se place entre eux deux. Comme pour le protéger. D’une agression, ou plutôt d’une terrible contamination ?
Pas un mot ne passe ses lèvres.
« J’ai vu votre voiture, je me suis permis de... » C’est Denaïd. Ça doit être lui. Bordel de merde. Il devait pas être à la casse lui ? Un frisson parcourt le corps d’Anatole, de dégoût et de peur, mêlés à une brutale frustration qui fait déjà rougeoyer la rage familière. Il a pas besoin de ça, là. Il a assez de choses à gérer, putain. C’est pas pour le clébard de son père et le baby-sitter de son frère revienne chialer sur ses pompes.
De justesse, il se retient de lever les yeux au ciel.
« Je voudrais vous parler. » Non. Mauvais plan. Sans même savoir exactement de quoi il en retourne, Anatole arrive à sentir que, cette affaire-là, elle ne sent pas bon. « Je ne sais pas qui vous êtes, laissez-moi partir. » Nier, c’est la meilleure des solutions. Nier qui se trouve devant lui, leur lien, leur historique. Lui nier le droit à un souvenir, ou une mémoire. Denaïd, juste un androïde parmi tant d’autres. Non, non, Anatole ne se souvient pas de lui.
« Je vais mieux. Je peux de nouveau vous servir. » Le mouvement vers la LED du Chiron fait remarquer à Anatole comment elle tourne, avant qu’elle ne disparaisse. Putain. Voilà, on se risque, uen fois, une seule, dans l’Underground histoire de récupérer un truc et voilà que les plus sombres merdes viennent te faire chier. Il a quel âge, maintenant, ce truc ? Comment il fait pour tenir ? Pas l’air en forme, hein, si on peut se permettre, surtout à côté de Jam. Clairement pas l’air d’aller mieux.
Il attend quoi, le Denaïd, de la pitié ?
« Reprenez-moi. »
Non mais on est où là ? On est où ?
« Je vous en prie. »
À la bonne heure.

Anatole, cependant, laisse échapper un ricanement méprisant devant la supplique du Chiron ridicule qui voudrait de nouveau servir à quelque chose quand il n’est plus qu’un tas de ferraille. « Vous devez vous tromper, je ne sais pas qui vous êtes. Mais si je me peux me permettre un conseil, quand vous retrouverez votre maître, parlez-lui autrement. » Il descend, d’une marche, d’une seule. Histoire d’avoir l’air menaçant, mais sans trop se mouiller. Il parait que ça peut devenir violent, ces merdes-là. (Même si bon, cette lavette de Denaïd, violente ? Laissez-le rire.) « Sinon, croyez-moi, il ne va certainement pas regretter de vous avoir jeté. »
Ce qui est, effectivement, le cas. Au contraire, il aurait plutôt le regret de ne pas avoir demandé la destruction en bonne et due forme de tout ça, pour qu’on en finisse. C’est pas possible, ça, les fantômes qui reviennent. « Maintenant, poussez-vous, j’ai à faire. » Parce que, de voir Denaïd, comme ça, il pourrait presque voir son père surgir à son tour de l’ombre.

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Il avait sur la tête une espèce de coiffure cerclée et fermée par le haut ; mais il était difficile de distinguer si c'était un bourrelet d'enfant ou une couronne de roi ; tant les deux choses se ressemblent. ▬ V.H.
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Rang social : Ancienne machine à la mode il est maintenant le vestige risible d'une ancienne technologie. Il ne peut avoir de rang social quand la société elle-même ne fait pas attention à son existence.
Statut marital : Il n'a jamais été programmé pour ce genre d'action, il s'est uniquement attaché à ses propriétaires.
Résidence : Exclu du quartier où il travaillait depuis toujours, il partage maintenant un foyer avec Wanda dans l'Underground District.
Activité : Ancien précepteur pour un enfant Dharma, il a été mis à la retraite sans préavis à la mort de son acheteur originel. Depuis, ses circuits stagnent et attendent le jour où les processeurs principaux cesseront définitivement de fonctionner.
Avis politique : Il veut simplement retrouver ses anciens propriétaires et leur prouver qu'il peut encore être utile. La politique peut-être qu'il y pense, mais il le cache. La déviance, peut-être qu'il en est atteint, mais il ne veut pas. Un avis ? Non, par pitié, ce n'est pas pour lui.
Objets bonus : • Taser (pour se protéger, évidemment...)
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• Anatole (+++ ? --- ?) || Ancien maître. Veut retourner à son service ? Ou bien <données_corrompues>
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MessageSujet: Re: <ANAÏD-2> IMPULSE Mar 2 Oct - 21:55

IMPULSE
20 septembre 2042 | devant chez Wanda Wolfe

Je ne sais pas qui vous êtes.
Le pire, sans doute, c’est que Denaïd y croit, pendant un bref instant. Il se dit qu’Anatole est peut-être endommagé, a peut-être un problème de mémoire. Lui a bien dans la poche de son sweat le hard-drive qui contenait des résidus de mémoire corrompues.
Il y croit, l’imbécile. Parce qu’une trop grande part de lui veut croire qu’on ne peut pas le nier comme ça.Qu’on ne peut pas simplement le rejeter comme ça. Alors Anatole doit être endommagé. Ça lui irait bien, d’ailleurs.

Avant que, rapidement hélas, la vérité ne vienne, ne l’ensserre. Les humains n’ont pas ce genre de malfonctions. Anatole n’a pas oublié. Conclusion : il ment. Conclusion : je vais le –
La LED tourne, tourne trop, la pompe tourne, tourne trop.
Il ordonne puis supplie dans la même minute, c’est embarassant. C’est un concept qu’il commence à avoir, pour lui-même maintenant. Qu’il comprend bien. Mais c’est à cause de son algorithme, qui déconne sans doute un peu, et qui lui fait effectuer différentes approches. Plus il use de méthodes, plus il a de chances pour que ça réussisse. N’est-ce pas ? C’était logique.
Mais les humains ne sont pas logiques.
Anatole encore moins. Semblait-il.
Sale môme gâté putain de m- (Non)

« Vous devez vous tromper, je ne sais pas qui vous êtes. » Vous tromper. Vous tromper. Vous tromper. Vous tromper. Il ne se trompe pas, il a la scence presqu’infuse Denaïd, c’est comme ça, il est programmé pour savoir.
Mais comment ose-t-il ? Comment ose-t-il lui dire ça ? Ce gamin, il l’avait éduqué, un peu. Il l’avait… Il l’avait… Comment pouvait-il ? Il n’était pas juste une lampe en pied posé dans un coin de la pièce, quand Anatole suivait des cours avec… Comment ? Oser ? « Parlez-lui autrement. » La petite machine, toute fébrile, toute servile, toute soumise revient au galop, est prêt à s’aplatir et à demander pardon pour ce malheureux impératif qui s’était perdu dans ses systèmes, qui était sorti malgré lui. Parce que c’était un reproche que lui faisait Anatole : attention, cause comme ça et je ne te récupère pas.
C’est qu’il y croyait encore.
On les programmait naïfs, les androïdes de troisième génération.
« Sinon, croyez-moi, il ne va certainement pas regretter de vous avoir jeté. » Il ne sait pas quel programme exactement au fond de sa matrice lui hurle, lui gueule qu’au contraire le propriétaire va le regretter, de l’avoir jeté. Il ne sait pas ce que c’est, mais sa main se crispe, sans qu’il ne le veuille. Ça lui arrive de plus en plus souvent, il n’aime pas ça. Il n’a pas besoin de voir sa LED pour savoir qu’elle est rouge.
Et Anatole, qui a descendu une marche, et Anatole qui garde Jam dans son dos. Et Anatole qui… Anatole. Anatole. « Maintenant, poussez-vous, j’ai à faire. » qui donne des ordres.
Normalement, Denaïd obéit. C’est simple, c’est direct, c’est pour ça qu’il a été créé. Et surtout, il est censé se dire qu’en obéissant, on allait le reprend- (Non)
Je vais te défonc- (non)
Sale petit connard de merd- (non)
Je vous en prie, je vous en supplie, je vous - (non)
Simplement parl- (non)

« Non. » Il tend son bras, pour couper totalement le passage. « Non, M. St-Pierre. J’ai dit qu’il fallait qu’on parle. » Son autre main libre est dans sa poche. Il n’a pas de plan. Et en réalité, ne sait même pas de quoi il doit parler.
S’il énonce suffisamment d’argument, dans un temps assez court, on le reprendra.
S’il arrive à ne pas buguer, du tout, face à Anatole, on le reprendra.
S’il arrive à… on le reprendra.
N’importe quoi, on le reprendra.
Il faut juste gagner du temps. Pouvoir parler.
« Ne faites pas comme si vous êtiez vraiment un homme occupé. » Ce n’était sans doute pas la bonne option. Ça ne pouvait pas bien finir, avec ce genre de discours. Mais les calculs de conséquences étaient trop lents, alors il était livré à lui-même. Livré à sa colère qu’il ne comprenait même pas. Qu’il ne parvenait même pas à identifier. « Soyez raisonnable. Je ne veux rien d’autre que… » Et là, sa voix se brise, un moment, dans le silence. « Je veux simplement rentrer à la maison. »

Sa LED est bleue. Apaisée rien qu’à cette pensée, de maison, d’y retourner.
« Vous ne saviez pas, là, que j’étais plus que juste une machine. C’est pas grave. Vous me reprenez maintenant et j’oublierai tout. »
Il a l’impression d’être convaincant.
« Mais vous ne pouvez pas me laissez ici. Vous voyez bien que ce n’est pas chez moi. »
Et paf, que de rhétorique. Soufflé, le Anatole, sans doute.

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MessageSujet: Re: <ANAÏD-2> IMPULSE Dim 21 Oct - 14:49

IMPULSE
20 septembre 2042 | devant chez Wanda Wolfe

La LED devient rouge. Anatole a beau ne pas être une lumière, il sait bien que ce n’est pas vraiment bon signe. Pas vraiment bon signe du tout, d’ailleurs. « Non. » Ah ? Non ? Un androïde qui dit non à un ordre, ça non plus ce n’est pas bon signe. La prudence voudrait sûrement que l’on se rétracte. La prudence, cependant, n’est pas un concept connu d’Anatole qui se sent au contraire gonfler de colère en comprenant la résistance qu’on lui opposait. Un vulgaire tas de ferraille défoncé qui essaye de lui faire peur ?
Qui réussit.
Qui réussit salement, sans même que le dharma s’en rendre compte. Pas vraiment capable d’analyser ses propres émotions, le milliardaire. Incapable de sentir sa propre peur parce qu’il y a quelque chose de plus fort et de plus puissant qui vient remplacer ça : une profonde et implacable colère. Un refus absolu de la peur, et du danger. On lui a toujours appris qu’agresser résolvait tout. Tu es le dominant mon fils, tu es le riche, l’homme, le dharma de l’histoire. L’héritier. Si tu cries assez fort, tout se passera bien.
Ça marchait avec sa mère, en tout cas.

Et Anatole n’a pas envie que l’on parle. N’a pas envie qu’on essaye de lui expliquer la situation avec le même ton que les leçons. La même voix que celle qu’on utilisait pour raisonner Izaak. Il n’est pas son frère. On ne le contrôle pas, lui. On ne l’achète pas avec des beaux jouets, et on ne le ravit pas en lui filant de la bouffe convenable. Il ne sourira pas à la main tendue. Il ne dira pas qu’il aime ses parents. Demandez à Izaak. Parler aussi, c’est bon pour Izaak.
Être raisonnable aussi.
Laisser cet amas de code rentrer à la maison aussi.
Il fallait arrêter de chercher à le faire être ce qu’il n’était pas. Quelqu’un qui allait se faire attendre ou se laisser effrayer par une machine. Hors de question. Et plus Denaïd parle, plus Anatole se sent grimacer, froncer les sourcils. C’est ridicule à voir, derrière le côté effrayant.
Beaucoup plus ridicule quand la LED passe du rouge au bleu et que le ton change et qu’Anatole croit, un instant, pouvoir ainsi reprendre le contrôle de la situation.

Alors les nerfs se détend, le cerveau se libère un peu et le visage passe du dégoût à l’apaisement. Un apaisement cependant bien différent de celui de Denaïd. Celui qui tend vers le rire, cette hilarité typique d’Anatole. Les lèvres qui se plissent, l’éclat de joie qui monde, et le bruit guttural et moqueur qui vit racler contre la gorge avec cruauté. « Ne sois pas ridicule, Denaïd. » Le tutoiement est revenu bien facilement, tout comme ce prénom qu’il n’avait jamais oublié. « Ou plutôt F-063 comme tu t’appelles maintenant. » Le prénom est aux St-Pierre, pas à l’androïde, et il n’a aucun droit dessus sans son autorisation, qu’il lui retire.
« Arrête de faire ton cinéma, maintenant, les Reed vous codent vraiment des scénarios complètement timbrés. »
Effrayé, Anatole n’a aucun sens. Aucune prudence. C’est à celui qui agressera le plus fort, sera le plus véhément et le plus insultant. Sans véritable stratégie. On vient te chercher. Trouve-le.
Le visage est cruel dans son hilarité. Et les mots sont presque crachés à sa figure synthétique
« Va crever dans la décharge. Tu ne reviendras jamais. »
Et l’imbécile n’arrive pas à se dire qu’on ne lui obéira pas.

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MessageSujet: Re: <ANAÏD-2> IMPULSE Dim 21 Oct - 15:33

IMPULSE
20 septembre 2042 | devant chez Wanda Wolfe

C'était impossible de savoir ce qui pouvait se passer dans la tête d'Anatole. Les humains étaient incompréhensibles, versatiles, comme un androïde bourré de bugs. C'était cette vision qui s'imposait de plus en plus dans ses circuits, les humains étaient peut-être des dieux, mais des dieux qui ne valaient pas bien mieux que leur création. Alors que le programme du Chiron se barrait en couille, que son processeur sensé ne faire qu'obéir s'écartait peu à peu de sa raison d'être, le vieil androïde regardait son ancien maître rire.
Le rire typique d'Anatole. Ce n'était pas un rire normal, que les gens ont lorsqu'ils sont heureux. Anatole, heureux, tremble, a des yeux immenses, est fébrile, et sourit un peu. Le rire, avec lui, était souvent synonyme de malaise. Et ici, Denaïd ne parvenait pas à savoir ce qu'il tentait de cacher, ou d'exorciser avec cet éclat-là.
Et Jam, atrocement obéissant, qui restait dans son dos, sans l'ouvrir, sans même bouger.
D'imaginer qu'il avait pu être comme ça, un temps, le rend presque malade.
D’entendre Anatole le renvoyer, encore le
Encore, encore, encore, encore, encore, encore

Il prend à peine conscience qu’il lui retire son nom. Prend à peine conscience que le matricule qu’il crache presque est le sien. La main vient à son oreille, où, il le sait, l’encre épelle cette lettres et ces trois chiffres.
Il avait envie de lui foutre cette main dans la gu-
Non. Non. Il fallait laisser une chance de…

« Va crever dans la décharge. Tu ne reviendras jamais. »

Très bien.

« Très bien. »

Il ne désirait qu’une chose, il avait imaginé cette conversation, avait procédé à l’exécution de plusieurs scénarios différents pour voir où différentes réponses pouvaient amener. Inutile de dire que tout ne s’était pas passé comme prévu.
Inutile aussi de préciser que Denaïd avait, évidemment, imaginer qu’Anatole refuse.
Il avait dit à Wanda qu’il ne l’utiliserait que pour se défendre. Il se sentait un peu mal de devoir lui mentir. Mais aussi… Le taser, dans le fond de sa poche, était déjà saisi.

Denaïd fit un pas en avant, et c’est très rapidement que l’arme vient se coller au cou du St-Pierre. La décharge l’assomme avant qu’il n’ait le temps de se dégager et alors qu’il tombe sur les escaliers, Denaïd va vers Jam, qui semble comprendre qu’il doit venir en aide à son maître. « Désolé Jam. » La décharge le met hors circuit quelques instants. Ce sont les secondes qu’il faut à Denaïd pour atteindre son interrupteur et le mettre en veille. Il avait vu Wanda le faire de trop nombreuses fois pour hésiter.
Quand il voit le corps du Dharma s’agiter, il lui assène, pour faire bonne mesure, une nouvelle décharge, cette fois à la tempe. Son ancien élève s’écroule. Quand il se penche pour le ramasser, il vérifie que la porte reste fermée. Wanda va bientôt sortir pour aller au travail et il n’a vraiment
Vraiment
Vraiment
Vraiment
Pas envie que Wanda le chope avec le corps insconscient de St-Pierre dans les bras.

Il se dépêche de descendre ce qui restait d’escalier, de partir par la porte de derrière pour éviter le Mars qui attendait à la voiture. Le corps sur ses épaules n’est pas lourd, il n’a pas ce concept en tête. En revanche il s’aperçoit que ce n’est pas discret.
Heureusement, incapable de savoir si c’était de la chance ou bien que son processeur parvenait à tourner de façon efficace et à lui faire prendre instinctivement les bonnes ruelles, le chemin pour aller jusqu’au hangar abandonné, à quelques centaines de mètres de celui de Wanda, était désert. La porte est condamnée, mais il sait qu’il peut passer par la fenêtre du premier.
Pas comme s’il ne l’avait pas déjà fait.

Anatole est balancé sur une chaise. Attaché à la chaise, mains sur les accoudoirs et les jambes contre les pieds de fer. La fenêtre est refermée, le taser dans sa main gauche, alors que la droite vient claquer des doigts devant les yeux du Dharma.

Bon, on était clairement sur un bail de scenario catastrophe. Denaïd avait imaginé venir jusqu’ici, mais avait toujours cru qu’on l’arrêterait avant. Il avait bien quelques idées mais…
Difficile de continuer de se persuader, là, qu’il voulait simplement qu’on le ramène chez lui.
« St-Pierre. » Le claquement de doigt se transforme en claque, sur la joue.
Et l’aspect carthartique de ce geste le pousse à l’exécuter une seconde fois, bien plus fort. Pour toutes les gifles qu’Anatole avait mérité, plus jeune.

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MessageSujet: Re: <ANAÏD-2> IMPULSE Dim 21 Oct - 16:36

IMPULSE
20 septembre 2042 | près de chez Wanda Wolfe

Anatole n’a pas le temps de comprendre qu’il a peut-être fait la plus grosse connerie de sa vie. (Qui sera, bien malheureusement, détrônée par bien d’autres conneries dans les semaines suivantes.) Il se dit juste que « Très bien » est une réponse amplement satisfaisante. Il aime bien qu’on lui réponde comme ça. C’est bien la preuve qu’il a eu raison d’agir comme ça, que c’est le genre de comportement qui permet de-

Puis la décharge.

Puis le noir.

Et le rien.

Puis le réveil, brusque, violent même, alors qu’Anatole sent la brûlure qu’a laissé une main lourde sur sa joue. Ces salauds d’androïdes, on leur a filé trop de force physique. Anatole grogne en se réveille, fronce les sourcils, agite la tête, panique à moitié. Ne sait pas pourquoi. Sait un peu plus pourquoi en comprenant qu’il est attaché. Se souvient de ce qu’il vient de se passer avec Denaïd. Et il vient de le frapper. Denaïd. Il ne peut pas il ne peut pas il ne peut pas… « Tu n’as pas le droit de me frapper ! » s’écrie un dharma sidéré.
C’est pas tant qu’il n’a pas le droit.
Juste qu’il ne peut pas.
Que l’interdiction sert d’incapacité pour ces machines. Sauf que là, là, maintenant, Denaïd vient de le frapper.
« Putain de bordel de merde ! Putain, putain, putain ! » Les jurons sortent alors qu’il se jette en arrière pour s’éloigner du déviant, la respiration soudain absolument erratique. « Relâche-moi, on va venir me chercher, on va... » Pas assez éveillé, encore, pour se rendre comprendre qu’il lui suffit d’appeler son Mars par sa puce téléphonique. Trop abasourdi. Mais déjà, cependant, son poignet se retourne pour accueillir la commande vocale qui ne va pas tarder à surgir, par instinct.
Anatole sait appeler à l’aide ses employés encore plus vite qu’il ne sait insulter quelqu’un.

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Il avait sur la tête une espèce de coiffure cerclée et fermée par le haut ; mais il était difficile de distinguer si c'était un bourrelet d'enfant ou une couronne de roi ; tant les deux choses se ressemblent. ▬ V.H.
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Propriétaire : Autrefois les St-Pierre. Il essaye encore de se faire récupérer, mais ses tentatives ne font qu'échouer lamentablement.
Particularités : Produit en 32, cela fait déjà quelques années que ses circuits ne sont plus au top de la robotique || Autrefois fleuron de la technologie en matière de programme Chiron, il doit aujourd'hui accumuler les patchs souvent obtenus illégalement pour continuer de fonctionner || Déviant terrifié par sa propre anomalie il s'accroche aux Lois de la robotique et cherche à rester un brave petit androïde à tout prix || Loin, scellé dans la mémoire non volatile réinscriptible de son microprocesseur principal, son premier propriétaire lui a implanté certaines informations. Il ne les a jamais traité, il les garde simplement, parce que c'est ce qu'on lui a demandé.
Rang social : Ancienne machine à la mode il est maintenant le vestige risible d'une ancienne technologie. Il ne peut avoir de rang social quand la société elle-même ne fait pas attention à son existence.
Statut marital : Il n'a jamais été programmé pour ce genre d'action, il s'est uniquement attaché à ses propriétaires.
Résidence : Exclu du quartier où il travaillait depuis toujours, il partage maintenant un foyer avec Wanda dans l'Underground District.
Activité : Ancien précepteur pour un enfant Dharma, il a été mis à la retraite sans préavis à la mort de son acheteur originel. Depuis, ses circuits stagnent et attendent le jour où les processeurs principaux cesseront définitivement de fonctionner.
Avis politique : Il veut simplement retrouver ses anciens propriétaires et leur prouver qu'il peut encore être utile. La politique peut-être qu'il y pense, mais il le cache. La déviance, peut-être qu'il en est atteint, mais il ne veut pas. Un avis ? Non, par pitié, ce n'est pas pour lui.
Objets bonus : • Taser (pour se protéger, évidemment...)
Relations tissées : • Wanda (++) || Sauveuse providentielle.
• Anatole (+++ ? --- ?) || Ancien maître. Veut retourner à son service ? Ou bien <données_corrompues>
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MessageSujet: Re: <ANAÏD-2> IMPULSE Dim 21 Oct - 17:47

IMPULSE
20 septembre 2042 | près de chez Wanda Wolfe

La gifle, ça le réveille. Et ça réveille aussi son indignation. « Tu n’as pas le droit de me frapper ! » qu'il gueule. Denaïd a peut-être un haussement de sourcils, en se demandant ce que ça devait faire, d'être dans la tête d'Anatole, dans la tête d'un de ces puissants Dharmas, qui se retrouvaient à proférer des insanités alors qu'ils n'étaient clairement pas en position de...
Ah, les cons.
Pédagogie par l'exemple. Il était très doué, avec ça, Denaïd. Il lui en retourne une nouvelle. Histoire qu'il prenne bien conscience que, si, il pouvait le frapper.
Et mieux, il appréciait ça.
Il semble comprendre, en face, que ça pue. Ça pue peut-être, d'ailleurs, dans le hangar, Denaïd n'en a pas conscience. Et il s'en fout, du bien-être du Dharma. Il entend juste ses jurons, le voit juste essayer d'esquiver un éventuel nouveau coup. On va venir me chercher, qu'il dit. Sauf que Denaïd sait très bien où se trouve le Mars qui l'avait accompagné. Devant la bagnole. À quelques centaines de mètres. Et le Chiron savait quelle était l'unique façon pour St-Pierre de contacter ce garde du corps.
Anatole devait avoir la même pensée, puisque, sous les liens, le poignet est tourné.
Avant que le moindre mot ne sorte de la bouche du PDG, Denaïd se rapproche, lui plaque une main contre la bouche et, de l'autre, déchire le bas de la chemise pour ensuite lui fourrer le tissu dans la bouche. « Non, non, je ne vais pas te laisser appeler des renforts. » Il a un léger rire, étrange sur ses lèvres : « Je ne veux pas me mesurer à ton boy-toy surmusclé. » Puis, de sa poche, après le taser, il sort un canif dont il déploie la lame. « Je ne vois pas d'autre moyen. Serre les dents. »
La pointe du couteau est déjà sur la peau du poignet, à la creuser pour aller chercher la puce. Ça nécessite plusieurs essais, parce que le couteau n'est pas suffisamment tranchant, il va un peu trop de côté. Et la plaie est finalement bien plus grosse que ce qu'il avait prévu. Il ne sait pas ce qu'il ressent, et se retrouve à balbutier, faiblement : « Je... je suis désolé, maître. Mais je veux pas que vous puissiez... appeler... » Non, non, on ne s'excuse pas. Il secoue la tête, la lame s'enfonce brusquement un peu plus profondément. Et finalement extraie la puce, désactivée, qu'il laisse au sol, dorénavant inutile pour toute communication.
Ses capteurs vrillent.
Il regarde le bras d'Anatole, le rouge l'impressionne, les couleurs saturent vite. « Voilà, là nous ne serons pas dérangé. » marmonne-t-il, sans grande conviction pourtant. Si les androïdes pouvaient vomir, il l'aurait sans doute fait.

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