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[Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. »

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Particularités : Non modifiée ◊ Aînée oubliable d'une fratrie forgée de perfection ◊ Tatouage à l'intérieur du poignet gauche symbolisant l'infini ◊
Rang social : Dharma.
Statut marital : Veuve depuis peu.
Résidence : West side.
Activité : Directrice artistique de la maison de couture Reiss, dont elle est la fondatrice.
Avis politique : Tolérante qui feint la supériorité, songe qu'un monde d'égalité des chances serait moins vicié ◊ Compatissante avec les androïdes, apte à comprendre les déviants, prétend l'indifférence.
RPs en cours :
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MessageSujet: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Lun 1 Oct - 4:12


We watch as our young hearts fade
« No thief, however skillful, can rob one of knowledge, and that is why knowledge is the best and safest treasure to acquire. » - L. Frank Baum, The Lost Princess of Oz.
Princesse trop propre dans cet univers de noirceur qui, même habillée d’un jean et d’un chemisier, semble sortir d’un univers parfaitement décalé. Le soleil est mort, ici-bas, et la misère s’étale chaque fois qu’elle enjambe un déchet, parfois un pauvre alcoolique sur lequel le poids de l’existence a pesé trop lourd. L’indifférence crasse de la noble concentrée à rechercher une étincelle de couleur, de volonté dans la masse à l’agonie, l’abandon de l’humanité. C’est imprudent de venir ici, même au milieu de la journée, les mains dans les poches comme si aucun danger ne menaçait pourtant elle ne semble pas frémir des rares regards, ne semble pas s’offusquer de l’attention qu’on lui accorde, vieille manie accrochée au corps désormais que d’ignorer les affres du myocarde agité. Elle s’évade de son environnement, s’extirpe de sa condition de veuve quelques instants, parce qu’ici personne ne s’y intéresse, parce que ses problèmes ne seront jamais les leurs, qu’ils n’ont rien de ces mondains curieux, ces gens délaissés de la lumière. Dharma imparfaite, dharma qui n’en a que le nom générique, qu’on aligne auprès des autres géants du monde sans jamais lui permettre d’oublier ce que la nature a fait d’elle, a voulu qu’elle soit. Ce que sa mère aime, ce que son père hait. Peut-être ce qui fait qu’elle est là, à cet instant, au lieu de siroter un cocktail aux paillettes d’or avec Ann, fidèle et jolie Ann. Il n’y’a rien d’intéressant, pourtant, rien qui n’attise son envie d’attraper, d’agripper et posséder un précieux talent insoupçonné, collectionneuse d’étincelles uniques perdues dans la misère. Elle donne des chances, dit-on, la gamine qui n’en est plus vraiment une. Elle est venue souvent, elle a légèrement élevé le niveau de vie de certains, ceux qui ont montré une quelconque volonté réelle de s’en sortir, non pas par le crime ou la violence mais par la création, par la révolte verbale parfois. Il y’a toujours un truc, dans la personnalité de ceux qui peuvent passer les portes de Reiss.

Ca s’agite. Les éclats de voix intriguent l’oreille et poussent la brune à s’avancer, réaction parfaitement stupide diraient ceux qui vivent dans Eastside, trop conscients de la criminalité, du drôle de mélange que forment les humains croisant les androïdes. C’est une femme, à première vue, qui recule, tente de se défaire de la prise d’une autre devant un café miteux qui ne sert probablement même pas de cette boisson, pas dans sa forme véritable. Durant plusieurs minutes, l’accusation de vol pleut sur la trop jeune créature dont les grands yeux très bleus lui rappellent ceux de sa soeur. La gentille petite soeur. Reva décroise les bras et s’avance, pose les quelques dollars sur la table d’un geste aussi souple qu’étrangement autoritaire. Audace ou folie, qui sait. « C’est bon, la note est réglée. » Le ton est assuré, posé, sans être particulièrement agressif bien qu’il ne semble souffrir aucun compromis, aucun refus possible. Non, ça ne fait pas partie du vocabulaire acceptable, surtout pas lorsqu’il s’agit de sortir de l’argent. L’acte provoque visiblement une hésitation palpable, si bien que la cliente n’est pas relâchée immédiatement. « Ne faites pas la fine bouche, c’est - je n’en doute pas - bien plus que ce que n’importe qui ici est capable de vous payer. » Reva n’est pas très grande, l’employée (ou la propriétaire, ça lui est égal en réalité) des lieux la dépasse de quelques centimètres mais les cheveux gras n’ont jamais eu vocation à la faire frémir ou l’intimider. Stanislas avait eu le mérite de lui apprendre à survivre à plus que quelques apparences dérangeantes.  

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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Mer 3 Oct - 2:52

Elle déteste ce quartier. La manière dont humains et androïdes s'y mêlent dans la misère, s'y retrouvent dans la médiocrité. L'odeur de rouille des machines et celle de sueur des hommes. Tout lui répugne et l'agace tout à la fois. Ces êtres incapables de se révolter, trop occupés à jeter des regards de biais aux androïdes venus s'échouer parmi eux. Tolérés, rien de plus. C'est à gerber d'hypocrisie et d'idiotie. Il y en a d'autres, des ennemis à haïr. Les robots ont bon dos.

Mais Héra n'a pas le choix, cette fois. Il faut qu'elle y mette les pieds, à Eastside, pour trouver ce gars là. Un certain Rowan, ingénieur de son état, réputé pour bricoler des androïdes tout en fermant les yeux - si l'on y met le bon prix. Pas que Némésis roule sur l'or, mais elle doit au moins tâter le terrain. Tester la température de l'eau et peut-être négocier. Ou plus radicalement, préparer son enlèvement. Il faut admettre que c'est une méthode chérie par l'organisation, car quoi de plus pratique que de se servir des compétences de quelqu'un, puis généralement de le faire taire en le tuant ? Quand il existe un autre moyen, Héra opte pour celui-ci, mais le luxe du choix reste rare.

Il traîne souvent dans un petit café. Je te file l'adresse, lui a soufflé son indic. Un trou à rat, aurait-il dû préciser. C'est la pensée qui lui a traversé les circuits quand elle est arrivée devant cette baraque cabossée. Ça doit bien faire dix minutes qu'elle fait semblant de siroter cette boisson brune que les humains affectionnent, à l'odeur si forte. Elle serait bien incapable de savoir s'il s'agit d'un bon café ou non. Après tout, elle n'est pas dotée de Vesta, et c'est très bien ainsi. Très peu pour elle. Les minutes s'égrènent et toujours aucun signe de l'homme dont on lui a donné la description. Un peu nerveuse, l'androïde enfonce son bonnet noir un peu plus sur sa tête. Avec le froid qu'il fait, rien de choquant dans ce geste. Elle glisse les doigts autour de la tasse de café et prétend soupirer de bien-être.

Des cris indignés l'extirpent de ce numéro sur lequel elle s'appliquait tant. Une jeune femme se dispute avec la vendeuse du café. Sûrement incapable de régler l'addition - qu'est-ce qu'elle fiche là, alors ? Espérait-elle filer en douce, le ventre chaud et sans lâcher une pièce ? Naïf. Elle observe la scène sans esquisser un geste. Celle qui s'avance et lâche une liasse de dollars sur le comptoir lui est familière. Où l'a-t-elle déjà croisé ? Il y a cette aura chez elle, propre aux humains qui se savent d'un rang au dessus. Il n'y a qu'à voir ses vêtements et sa tranquille assurance, alors qu'elle se tient dans un quartier où l'on plante les gens trop fiers dans les ruelles, sans la moindre pitié. Comme si l'argent suffisait pour tout faire pardonner, même l'arrogance, même l'irrespect. Ses derniers mots provoquent d'ailleurs une vague de silence dans le café, tous les yeux se fixant sur cette imbécile heureuse. La vendeuse la jauge avec dans les yeux une lueur qu'Héra reconnaît : la haine. Aussi pure que froide - pour le moment. Qu'adviendrait-il si cette pauvrette laisse s'évader la rage d'être ainsi humiliée ? Héra se souvient, à présent. Elle est certes étonnée de reconnaître la femme qui a sorti Bast d'une sale position, qui a tenté d'aider une androïde sans sembler attendre quoi que ce soit en retour. Très certainement une dharma. Elles n'ont échangé que quelques mots, ce jour là. Héra est presque certaine de lui avoir jeté un hésitant merci. Ce n'est pas tous les jours qu'elle est redevable envers un humain et on ne peut pas dire que ce soit son plus grand plaisir.

Elle se lève d'un bond, s'écriant : « Lydia ! Je t'attendais justement. Viens t’asseoir ! » À vrai dire, elle ignore son vrai prénom, ne lui ayant pas demandé. Elle n'attend pas de réponse, la tirant par le bras jusqu'à la table où elle était assise. « Un café en plus s'il vous plaît ! » lance-t-elle à l'employée. Celle-ci paraît enfin surmonter sa furieuse envie d'écharper la gamine pompeuse. À voix plus basse, Héra assène. « Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Il t'a suffi d'une phrase pour insulter tout le monde à des mètres à la ronde. » Elle secoue le menton, éberluée par son comportement. Pourquoi se soucie-t-elle de cette idiote ? En plus, celle-ci pourrait se mettre à poser des questions. Elle ne l'a certes pas fait lors de leur dernière rencontre. Pourtant Héra devrait se méfier, surtout d'une certainement dharma. Mais elle ne peut s'empêcher d'insister. « Peut-être que tu te fiches de les vexer, mais tu es seule ici. À faire la maligne, dans deux cent mètres, tu finis le nez dans la gouttière. » Un avertissement qui n'a rien d'excessif. Question d'entourage, de réputation. Héra a beau ne pas traîner souvent ici, il suffit qu'on ait déjà aperçu son minois en compagnie d'autres : des molosses, de ceux à qui on ne cherche pas de problème. À la fin de la journée, ça fait toute la différence pour rentrer vivant chez soi.

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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Mer 3 Oct - 20:09


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Et peut-être que la haine ne l’effleure pas. Et peut-être que ça lui est égal. Peut-être que la mort sur son chemin n’est rien de plus qu’un détail, quand ce n’est que rancoeurs et des vexations. Elle soutient le regard, qu’importe l’attention qu’on lui offre, négative, elle en a cette habitude qui la rend relativement insensible. Des désirs meurtriers, fourbes, il y’en a chaque jour au coeur de la société dharma. Ceux-là sont plus francs, pas plus dangereux pour autant. « Lydia ! Je t'attendais justement. Viens t’asseoir ! » La crispation est immédiate, le rythme cardiaque s’accélère, la posture oscille entre méfiance et attente d’un coup qui ne vient pas, au lieu de quoi, elle se fait entraîner vers une table. Il y’a un temps de latence, un quelque chose qui effondre l’image de la supériorité financière, de la propreté décalée dans cet univers désagréable de misère. Il y’a une faille dans l’attitude, comme si la façade s’effritait sous la poigne déterminée de l’inconnue. « Un café en plus s'il vous plaît ! » Lydia, c’est un joli prénom qui souffle des contrées lointaines qu’elle ne verrait jamais. Le regard sombre, noirci par l’absence de ce soleil qui lui donnait des nuances charmants, se perd dans le décor. « Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Il t'a suffi d'une phrase pour insulter tout le monde à des mètres à la ronde. » Elle revient à la réalité, le ton de celle qu’elle n’avait fait que croiser quelques temps auparavant la fait réagir et la posture redevient droite, presque fière, de l’arrogance caractéristique de son rang - non, de son sang. « Ca n’était rien de plus qu’un constat. » Triste, vexant, désagréable mais réaliste : à quoi bon retenir une pauvre fille ou l’intimider si la note est payée, de façon supérieure à ce qui est versé normalement, qui plus est ? « Peut-être que tu te fiches de les vexer, mais tu es seule ici. À faire la maligne, dans deux cent mètres, tu finis le nez dans la gouttière. »

« Je n’ai pas à me justifier. » Reva était plus douce, la dernière fois qu’elle était venue dans l’Underground. Elle était plus délicate avec la susceptibilité, l’androïde ayant touché sa corde sensible, ce truc à l’intérieur d’elle qui s’était émietté depuis, détruit, réduit en poussières. Elle n’avait plus en perspective l’attente d’un enfant à éduquer mieux qu’elle ne l’avait été et tous ses espoirs, ceux de changer au moins l’instabilité de son foyer n’avaient donné qu’un vide terrible au fond de ce ventre désormais aussi froid qu’un cercueil à ses yeux. Même cela, elle avait échoué. Ici, elle pouvait donner de nouvelles possibilités à quelques rares élus et si c’était arrogant d’estimer qu’il s’agisse d’une sorte de cadeau, elle jugeait qu’il valait mieux cela que ne rien faire, que regarder des machines se faire frapper, des femmes se faire malmener pour quelques pauvres pièces dans des usines où l’humain n’a plus sa place. Elle est imparfaite, Reva, elle est le produit insensé de la ressemblance et du rejet, luttant contre les instincts d’ambitions et l’envie terrible de prouver qu’elle vaut autant sinon mieux que ses cadets à la génétique sublime. Ca l’effleure, ces temps-ci, un mariage de glace, de convenance, un mariage qui ne rimerait qu’avec un gain quelconque d’influence ou de pouvoir, parce qu’elle se dit qu’elle n’a plus rien à perdre, que le coeur est déjà réduit à l’inutilité, à une peine qu’elle parvient à museler mais qui reste coincée. Est-ce qu’elle est morte dans cette salle de bains ? Est-ce que n’être qu’une mondaine avide de réussite soulagerait ses cauchemars récurrents ?

Elle se reprend, pourtant, assise auprès de cette femme à la beauté intrigante, au caractère qui semble assuré. Elle reste droite, les mains jointes sur la table. Elle songe à s’en aller, sans plus de cérémonie, sans tenir compte de la menace, elle songe à partir, à souligner que si elle pensait avoir besoin de protection, un Mars serait près d’elle dans les bas quartiers. « Qu’est devenue l’androïde ? » Pas d’échange de banalités, donc. Elle n’aime pas l’idée que cette personne puisse se rappeler de sa présence, de sa main tendue, de l’épouse qu’elle était quatre mois auparavant.  

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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Sam 6 Oct - 1:54

La tension ne lui échappe pas. Esculape est aux aguets, toujours prêt à décrypter les signes ; malgré la lenteur de son système, elle analyse depuis trop d'années les comportements humains pour ne pas interpréter le regard méfiant, la posture de celle qui s'attend à être frappée. Maltraitances ? suggère aussitôt son système. Fortes probabilités. Elle assimile l'information, sans sortir de son personnage. La certainement dharma a paru se détendre l'espace d'un instant, mais Héra regrette presque de lui avoir fait des reproches car aussitôt, le dos se crispe et l’œil redevient glacial. Sa fierté est un mensonge criant, qu'Héra pourrait presque croire sincère s'il n'y avait ce petit quelque chose, cet assemblage de détails qui vendent la vérité. Qu'elle soit venue en aide à une androïde blessée. Qu'elle traîne par ici sans garde du corps, quelles que soient ses raisons. Puis cette légère hésitation derrière la posture hautaine, qui échapperait à la plupart. « Ca n’était rien de plus qu’un constat. » Elle lève les yeux au ciel, Héra ; c'est plus fort qu'elle. L'autre la prend de toute évidence pour une imbécile, en sortant pareille excuse. « Je n’ai pas à me justifier. » C'est le choix de la facilité, que lui balance la certainement dharma. Il est temps qu'elle éclaircisse ce dernier point, d'ailleurs. Mais pour l'instant, sa LED analyse cette attitude de gamine inconsidérée, cherche à comprendre les motifs d'un tel manque de bon sens. Se fiche-t-elle des conséquences, et à quel point ? Peut-être y'a-t-il un lien avec les maltraitances. Sous l'épaisseur du bonnet, l'anneau lumineux clignote du rouge à l'orange en continu. Rouge, sa couleur naturelle. Orange, quand les données qui circulent dans ses circuits se font trop pressantes. À force de fouiller, un souvenir remonte soudain, à grand peine. Elle n'est pas l'une de ces machines dont le système répond dans la seconde, capables d'accéder à leur disque dur à tout instant. Ce souvenir là est vivace cependant. Cette femme était enceinte la dernière fois qu'elle l'a croisée. De quelques mois tout au plus. Mais le ventre n'a plus l'arrondi d'autre fois, et aucun signe ne porte à croire que l'enfant a vu le jour. Cette femme n'est pas une mère, elle en est convaincue ; les humains changent de comportement quand ils enfantent.

« Qu’est devenue l’androïde ? » Le retour à l'instant présent est assez brusque, sans pour autant manquer de naturel ; Héra semblait simplement perdue dans ses pensées, comme n'importe quel humain. Un fin sourire se dessine sur ses lèvres, de voir qu'il reste chez cette femme un peu d'intérêt pour d'autres que sa petite personne. Signe supplémentaire que le numéro de grandeur n'est qu'un pis-aller, une tentative visant à la repousser pour mieux se protéger. À éloigner tout le monde, même ; tous ceux qui sont susceptibles de traverser la carapace, d'apercevoir autre chose que la dignité et la crasse arrogance propre aux dharmas. « Elle se porte bien. » Réponse volontairement aussi concise que possible. Le sourire se fait défiant, le regard lance un discret avertissement. Jamais elle ne lâcherait un mot de trop au sujet de Bast, bien qu'elle soit certaine que cette dernière adorerait revoir l'humaine qui l'a aidée. Pire, elle n'aime pas être dans la position de l'interrogée, préférant être celle qui pose les questions, qui creuse dans la tête de la jeune femme. Mais demander si elle a perdu l'enfant serait un peu trop abrupt, aussi elle préfère y aller plus en douceur. « Qu'est-ce que tu cherches dans le coin ? Pas besoin de te justifier, je suis juste curieuse. On croise pas souvent des dharmas par ici. » Bien sûr qu'elle n'est pas certaine que la demoiselle soit de la haute ; mais quel meilleur moyen de s'en assurer qu'en lâchant ces quelques mots innocents puis en observant sa réaction ? Pour continuer de donner le change, elle approche le bord de la tasse de ses lèvres et prétend en boire une gorgée. Du coin de l’œil, elle s'assure que le fameux Rowan n'est pas arrivé dans le coin. Toujours aucun signe de ce foutu mécano. Autant avoir une conversation intéressante, en attendant. « T'es là pour protéger la veuve et l'androïde ? » Il y'a un fond de sarcasme dans sa voix, un pli espiègle à sa lèvre. La question n'est pas vraiment moqueuse, juste amusée par l'idée d'une dharma bonne samaritaine. Sacrée mascarade que ce serait, le genre à éclater au premier pépin.

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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Dim 7 Oct - 1:38


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L’androïde se porte bien et c’est à peu près tout ce qui compte. Le sourire défiant ne provoque pas de réaction, le regard non plus, parce qu’elle n’a pas prévu d’insister, toutefois la posture se fait plus rigide encore - elle n’apprécie pas la menace sous-jacente de ces grands yeux sombres. « Qu'est-ce que tu cherches dans le coin ? Pas besoin de te justifier, je suis juste curieuse. On croise pas souvent des dharmas par ici. » Un haussement de sourcil répond à l’aspect si direct de la question qui tombe dans ce semblant de conversation. « Je ne suis pas à proprement parler une dharma. » Le sourire en coin vient orner ses lèvres tandis qu’elle s’appuie contre le dossier de la chaise, visiblement peu encline à boire une quelconque boisson sortant de cet endroit douteux et venant d’une serveuse qui n’a guère apprécié sa franchise jugée déplacée. Elle n’affirmait pas souvent, en dehors du cercle familial, qu’elle était dépourvue de ce qui faisait des hauts placés ces gens si parfaits, considérant que c’était assez évident ; elle se trouvait nombre de défauts physiques que la génétique améliorée aurait évité, comme la couleur de ses yeux qui n’avait rien du bleu tant apprécié chez les Reiss, héritage paternel, le seul dont elle était dépourvue. Elle n’était pas très grande, non plus, bien qu’elle ne complexe pas tellement sur sa taille : elle essayait de compenser avec une attitude capable de faire oublier sa hauteur pour ne rappeler que ce rang offert par un nom. « T'es là pour protéger la veuve et l'androïde ? »

Le rire s’échappe : comme si elle avait l’air d’une protectrice, d’une brave fille prête à sacrifier sa peau pour l’un d’entre eux. Elle n’a même pas été capable de se sauver de son mari et si elle a juré de ne plus jamais se laisser traiter ainsi, elle n’irait pas se jeter dans la gueule d’un loup plus gros qu’elle. C’est ce qu’elle se dit sur le moment, du moins, parfaitement inconsciente de sa propension à s’approcher du danger. « Je viens trouver des talents. » Est-ce que cela paraît insensé, de venir recruter dans l’Undergound ? Elle ne savait pas trop, après tout, ça lui était venu assez naturellement en constatant quels emplois leur étaient proposés, en voyant le gâchis dont il s'agissait parfois, en réalisant le potentiel perdu. « C’est également ce que je faisais la dernière fois. Je n’ai simplement pas pu tolérer le comportement d’un énième homme sur une énième androïde qui n’avait rien demandé. » C’est calme. Ca semble honnête, quoique volontairement un peu détaché, parce qu’elle ne veut pas montrer combien la violence de certains hommes l’affecte, combien elle est marquée par son mariage avec Stanislas. Elle est plus forte que cela, n’est-ce pas ? « Vous trouvez cela prétentieux, j'en suis sûre, mais il ne faut pas croire que nous pouvons changer le monde, même de là-haut. Il est cruel, avec ou sans soleil. » Il n’a pas sauvé son enfant, le soleil. Il n’a pas sauvé son innocence et ses espoirs non plus.  

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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Mer 10 Oct - 0:42

La franchise déplaît, de toute évidence, à cette jolie poupée. Il ne fallait pas toquer à la porte des gens simples, si elle ne voulait pas faire face à des individus brutes de décoffrage. Héra sait être plus subtile que cela mais n'en a aucune envie : que pourrait-elle tirer de cette demoiselle par les minauderies et les flatteries, si ce n'est des sourires méprisants et des faux semblants qui lui fileraient sûrement la gerbe - même sans pouvoir vomir. Non, elle ne doit pas prendre trop de pincettes. Elle n'est ni là pour lui faire la cour - aussi belle et riche soit-elle - ni pour la ménager. Cette discussion ne sert qu'à passer le temps, et peut-être, à en apprendre plus sur une dharma et l'univers d'où elle vient. Pas si dharma finalement, étant donnée sa réponse. Héra hausse les épaules, comme s'il s'agissait d'un sujet sans le moindre intérêt à ses yeux. Qu'est-ce que ça peut vouloir signifier, pas à proprement parler une dharma ? Pas dharma de naissance mais par ascension sociale, peut-être, comme Constance. Surprenant de par son jeune âge, mais pas impossible.

Le rire ne fait que confirmer ce qu'Héra pensait. Elle n'a rien d'une héroïne désintéressée - malgré son acte de la dernière fois. La réponse, en revanche, est inattendue. Elle n'en connaît pas d'autres, des humains qui viennent chercher du talent parmi les couches les plus basses de Seattle, et il faut bien avouer que cela lui paraît absurde. Elle qui n'y connaît rien à la création et dont les seuls talents sont issus de programmes ; elle qui ne vibre pour rien d'autre que son combat, bien qu'autrefois elle se plaisait à réparer les corps humains. Est-ce cela, un talent ? Une capacité à laquelle s'ajoute le désir de faire mieux, d'atteindre la perfection ? Elle ne s'est pas posée la question depuis des années, et jamais avec tant de netteté, tant d'outils en main pour y répondre. L'anneau lumineux clignote sous le bonnet. Les mots de la demoiselle chassent ses réflexions. « C’est également ce que je faisais la dernière fois. Je n’ai simplement pas pu tolérer le comportement d’un énième homme sur une énième androïde qui n’avait rien demandé. » Elle perçoit le léger changement dans la voix. Trop froide, pas assez naturelle. Certes, il semble ne pas y avoir beaucoup de place pour la spontanéité chez cette femme, mais Héra sent bien qu'elle ne dit pas tout. La violence des hommes la touche d'une manière personnelle, qui n'a rien à voir avec quelques mauvaises rencontres, comme celles de Bast. Il s'agit d'autre chose. « Vous trouvez cela prétentieux, j'en suis sûre, mais il ne faut pas croire que nous pouvons changer le monde, même de là-haut. Il est cruel, avec ou sans soleil. » Cette fois, Héra est piquée à vif. Comment ose-t-elle affirmer une telle chose ? Les dents serrées, un rire nerveux s'échappe de ses lèvres. Ce n'est pas le moment de déraper. Elle doit maintenir son personnage, ou dégager d'ici. « C'est rassurant, n'est-ce pas ? » Sa voix feint à la perfection la douceur, aussi posée que si elle parlait de la pluie et du beau temps. « De s'en convaincre. Est-ce que ça te permet de mieux dormir la nuit, d'y penser de cette manière là ? » Elle s'entête à maintenir le tutoiement malgré les efforts de la demoiselle pour instaurer une distance entre elles, une forme de politesse dont Héra ne veut pas vraiment. « Je ne doute pas que tu en ai vu de toutes les couleurs, même dans ton joli paradis. Mais ne viens pas me dire que tu es impuissante, quand tout ton mode de vie est construit sur la souffrance des autres. » Des pauvres. Des androïdes, surtout.

Qu'est-ce qu'elle penserait, la jolie gamine, si elle savait qu'en face d'elle - à ironiser et argumenter - se tient une de ces machines qui lui servent sûrement le café et lui cirent les pompes ? Ce serait amusant de lui dévoiler son identité, mais trop risqué. Non, il y a d'autres moyens de secouer le bel oiseau, de la faire sortir de sa confortable coquille. « Comment l'as-tu perdu ? » Et sur ses lèvres, il n'y a plus ni sourire, ni le moindre humour ; c'est l'expression sérieuse de celle qui comprend la douleur, d'une manière plus intime que bien des humains. C'est qu'elle en a vu mourir sous ses yeux, lorsqu'elle travaillait au service de chirurgie infantile. Des enfants, des nourrissons parfois. Impossibles à sauver malgré tous ses efforts - mais peut-être certains auraient-ils eut leur chance, s'il n'y avait eut cette barrière entre l'univers doré des dharmas et celui des gens normaux, si elle avait pu faire usage de toutes ses capacités sans causer une esclandre. En a-t-elle seulement la moindre idée, la poupée qui ne sait pas cacher sa douleur ? Que d'autres seraient morts en perdant l'enfant, que d'autres auraient péri sous les coups d'un homme - pendant qu'elle chante qu'elle ne peut changer le monde. Il est certes cruel, avec ou sans soleil. Mais laquelle des deux se berce d'illusions ?

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Rang social : Dharma.
Statut marital : Veuve depuis peu.
Résidence : West side.
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Avis politique : Tolérante qui feint la supériorité, songe qu'un monde d'égalité des chances serait moins vicié ◊ Compatissante avec les androïdes, apte à comprendre les déviants, prétend l'indifférence.
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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Ven 26 Oct - 17:45


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« No thief, however skillful, can rob one of knowledge, and that is why knowledge is the best and safest treasure to acquire. » - L. Frank Baum, The Lost Princess of Oz.
« Je ne doute pas que tu en ai vu de toutes les couleurs, même dans ton joli paradis. Mais ne viens pas me dire que tu es impuissante, quand tout ton mode de vie est construit sur la souffrance des autres. » Elle est contrariée, Reva, par cette façon qu’a l’inconnue de considérer la vie au soleil comme une volonté simple et limpide. Que croit-elle ? Que chacun a du pouvoir, là-haut ? Le rire est amer, pincé d’acidité évidente tandis qu’elle fait tourner entre ses doigts la tasse d’un café qu’elle ne boira pas. « Qu’est-ce que tu crois ? Que la noblesse a son mot à dire ? La Trinité dirige le monde, on ne peut rien contre ça. » Mais elle ne poursuit pas, elle juge cela inutile, estime que la femme ne peut pas comprendre, que quand on vit dans l’Underground, on idéalise l’existence d’une noblesse décadente et roulant sur l’or. Ô bien sûr elle ne nie pas que bien des choses sont plus simples à supporter, elle ne tolère simplement pas de devoir justifier ses choix et ceux de son entreprise quand d’autres ne s’en préoccupent jamais, du sort des pauvres, du sort des androïdes. Les siens, au moins, n’étaient pas violés - car, quoiqu’on en dise, elle voyait les Venus comme des programmes perpétuellement abusés sans en avoir conscience.

« Comment l'as-tu perdu ? » Le regard sombre se relève, la question est tombée, inattendue, trop brutale et Reva n’a aucun comportement prédéfini à simuler sur ce sujet. Elle ne peut pas jouer la princesse indifférente ou glaciale, pas la garce méprisante ou la femme consciente de ses décisions ; elle en parle si peu, de cette période, à si peu de gens. « Mon mari me frappait. » Elle ne trouve aucune autre manière de le dire. Y’a-t-il vraiment des mots pour exprimer cela ? Le fait de ne pas connaître la personne l’empêchait sans doute de nier, de riposter ou d’essayer de cacher la souffrance qui en découlait ; elle ne la reverrait sûrement pas avant des mois, si tant est qu’elle la revoie un jour d’ailleurs. « C’est mieux ainsi. » Est-ce que c’est cruel ? Elle ne sait pas. S’il y’a bien un sujet sur lequel elle n’est sûre de rien, c’est celui-ci, ses sentiments toujours trop embrouillés, la peur encore accrochée aux tripes, persistante. « Je ne voulais pas élever un enfant avec un père pareil. » Elle soupire, se recale un peu contre le dossier de la chaise, joignant les mains sur la table. « J’ai dû faire réparer nos androïdes un nombre de fois absolument insensé et je n’ai pas pu les sauver, ce jour-là, eux non plus. Je ne suis pas une sainte, loin de là, mais il y’a des monstres bien pires contre lesquels il est impossible de lutter seule. » Des monstres dont elle savait qu’un jour, à ce rythme, elle ferait probablement partie, abîmée entre l’ambition et la colère. Elle ne vaudrait pas mieux et ces quelques actes de bonté ne pardonneraient peut-être pas son avenir. Peut-on seulement être quelqu’un de bien, dans un monde où il faut toujours survivre ? « Puisqu’on en est aux confidences, je ne connais même pas votre nom. » Après tout, ne venait-elle pas de livrer sa blessure la plus intime ? Un nom, ça n’est rien, n’est-ce pas ? 

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MessageSujet: Re: [Héra] ◊ « We watch as our young hearts fade. » Hier à 17:14

Peut-être n'aurait-elle pas dû s'insurger. De toute évidence, faire changer d'avis la jeune femme est hautement improbable, tant elle est aveuglée par le carcan dans lequel elle a grandi. « Qu’est-ce que tu crois ? Que la noblesse a son mot à dire ? La Trinité dirige le monde, on ne peut rien contre ça. » L'androïde lève les yeux au ciel, n'hésitant cette fois pas à montrer son agacement. Comme si les dharmas étaient incapables de tenir tête à la Trinité. Trois familles contre bien d'autres. À laisser trop de pouvoir à l'argent, voilà où en sont les humains ; réduits en esclavage par une poignée d'élus. Enchaînés par leur propre idiotie, piégés dans leur système.

Mais surtout, inconscients de leur force. Et comme un texte presque oublié l'a affirmé, ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous. Pourtant Héra n'insiste pas. Elle ne pourra pas avoir d'impact sur cette inconnue, même si déjà la parole se libère entre elles. « Mon mari me frappait. » L'androïde s'attendait à n'avoir pour réponse que le silence. Les lèvres serrées, elle n'offre ni mots désolés, ni faussetés vouées à réconforter. Elle a toujours trouvé les humains terriblement hypocrites en la matière. Constance lui a appris la compassion, mais certainement pas l'apitoiement ou la pitié inconsistante. « C’est mieux ainsi. » Froncement de sourcils. Quel genre de pensée est-ce là ? L'épreuve a visiblement laissé ses traces, taillé un douloureux chemin dans le coeur de cette femme, pour qu'elle en vienne à lâcher de tels mots. Malgré elle, Héra la scrute comme pour décortiquer chacune de ses émotions, avec une curiosité excessive, déplacée. Elle tente bien de détourner le regard pour lui donner un peu plus d'espace, mais son besoin de comprendre est trop fort pour y résister. Comprendre, c'est devenir. Pas simplement imiter. « Je ne voulais pas élever un enfant avec un père pareil. J’ai dû faire réparer nos androïdes un nombre de fois absolument insensé et je n’ai pas pu les sauver, ce jour-là, eux non plus. Je ne suis pas une sainte, loin de là, mais il y’a des monstres bien pires contre lesquels il est impossible de lutter seule. » Le regard d'Héra a légèrement changé au fil des explications. La colère, envers ces individus qui se pensent tout puissants, s'est éteinte aussi vite qu'elle s'est embrasée - ce n'est qu'une brindille qui s'ajoute au brasier, et celui-ci a commencé à tout dévorer sur son passage il y a bien longtemps.

Mais sa vision de la pratiquement dharma n'est plus tout à fait la même. La culpabilité de ne pas avoir su protéger des androïdes, elle la connaît. À quel point a-t-elle essayé, cependant ? Son corps est frêle, il faut bien l'admettre, et Héra oublie parfois à quel point les humains sont fragiles. Si cette femme voulait lutter, il faudrait qu'elle use d'autres moyens que la force. Ou qu'elle apprenne. « Tu n'es pas obligée de lutter seule. Même si au final, les monstres se terrassent en solitaire, il est toujours possible de trouver quelqu'un prêt à te donner une longueur d'avance. » Judas l'avait trouvé. Et elle en avait sorti des dizaines de la rue, de la décharge, des griffes de leurs propriétaires.

« Puisqu’on en est aux confidences, je ne connais même pas votre nom. » L'hésitation frappe Héra. Offrir un nom, c'est peut-être autant lui en demander que de livrer ses secrets. Elle lui doit cependant au moins une identité, à défaut de lui donner l'actuelle. C'est sans importance ; même si elle peine à l'accepter, elle est autant Solveig, qu'Anesidora ou Héra. « Solveig Strand, lâche-t-elle enfin. Tu peux arrêter de me vouvoyer, ici personne ne fait ça. » Elle tend une main également, comme dans une tentative d'établir une sorte de terrain pacifique. Leurs différences sont grandes mais Héra mène bien assez de batailles. Une âme presque amicale pourrait lui faire du bien, aussi humaine soit-elle. Et qui sait si un jour, elle n'en tirerait pas quelques informations utiles ? « Je suis médecin. En chirurgie infantile. » Ce n'est qu'une moitié de mensonge, une vieille profession pratique à utiliser... Qu'y a-t-il de mal à se faire passer pour ce qu'elle n'est plus ? « C'est ton tour, lance-t-elle, léger sourire aux lèvres. »

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